EDUKATION NATIONALE POINT 0

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Monday, March 20 2006

C.P.E. : Contre le chômage et Pour l'Embauche !

Soyons souples (flexibles ) !

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Wednesday, February 1 2006

illusion de pédagogo...

et si les notes n'existaient pas ?

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Friday, January 13 2006

mêmes problèmes, mêmes réponses !

une prof poignardée en classe...

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Friday, January 6 2006

critères boursiers : discrimination négative !

Voilà le dernière trouvaille proposée pour tenter d'endiguer la faillite de l'Ecole qui est devenue incapable de permettre "l'ascenseur social" ! C'est contraindre les grandes écoles, l'un des derniers lieux d'excellence, à admettre 1/3 de boursiers, venus de lycées de zones dites difficiles !

Ainsi, on y est ! Le critère social a remplacé l'admission au mérite ! Absolument scandaleux !

-et les enfants de cadres moyens qui, eux, ont le niveau et doivent "ramer" pour payer des études très chères ? cette mesure est un passe-droit anti-républicain !

-et tous les autres qui ont le niveau ?? quelle reconnaissance de leur mérite leur donne-t-on si on remplace la discrimination financière par la discrimination sociale aux dépens du mérite ? RMiste sinon rien ...

Qu'espérer d'une France dont les porte-paroles et les modèles sont ceux qui vivent à la charge du contribuable, ne cessent de réclamer plus d'avantages, gagnent le million sans rien faire, la Star'academy grâce à leurs origines modestes et dont les bouc-émissaires sont les Français qui travaillent et se permettent- honte à eux !- de gagner de l'argent !

-Sans oublier que ces jeunes propulsés là sans le devoir à leurs efforts et à leurs capacités propres, n'iront pas bien loin, s'ils ne possèdent pas bcp de ces vertus !

Alors donnons plutôt les bourses à ceux qui le méritent et ont comme passeport de garantie le dossier scolaire adéquat, qu'ils soient de Sarcelles ou d'ailleurs, fils de petit fonctionnaire , d'agriculteur ou d'ouvrier ! Au lieu de les renouveler à des "étudiants" qui repassent 4 fois leur DEUG en fac...

Toute discrimination produit forcément une inégalité et ne peut être positive !

C'est du même acabit que les quotas de femmes, d'homosexuels, d'étrangers...Cessons ce diktat contraire à l'égalité républicaine, donnons plutôt à chacun les moyens de parvenir à s'élever selon ses capacités... ( tout le monde n'a pas les mêmes, c'est la nature qui veut ça...et même les utopistes n'y pourront rien !)

Wednesday, November 30 2005

Collège unique, école inique !

Le comportement des élèves, difficulté majeure de l'Ecole actuelllement, et qui est en grande partie de la responsabilité des familles. (exemple récent : la crise des banlieues avec des mômes des cités dehors à commettre les pires exactions au lieu d'être tenus chez eux par leurs parents )

Le 2ème problème majeur de l'Ecole : son organisation, en particulier au collège.

Qu'est-ce que le "COLLEGE UNIQUE" mis en place en gros depuis 1975 ( réforme Haby ), développé par les gouvernements successifs de gauche et laissé en place par ceux de droite ? je fais court :

l'école d'avant 1968 paraissant "élitiste" et discriminatoire aux penseurs de l'époque, parce qu'elle était organisée en filières de niveaux ( et niveau scolaire=classe sociale c'est bien connu...! ) qq techniciens inspirés eurent l'idée folle de réinventer l'école, celle de l'égalité absolue : tout le monde dans le même sac, dans le même collège, dans le même lycée, au bac (presque)... sans tenir compte du profil de l'élève ni de ses compétences = une soi-disant égalité des chances qui promet l'accès de tout à tous, la démagogie pure ! L'élitisme étant devenu un gros mot.

Premier pb engendré par cette organisation non pas égalitaire mais égalitariste :

les élèves sont tellement hétérogènes dans les classes que personne n'y trouve son compte et que le professeur arrive de moins en moins à faire cours. Imaginez : dans une classe "ordinaire" d'un collège "normal" ( parce que dans les les classes les pires, ils sont tous mauvais...) j'ai tjrs eu, sur 30 élèves, 5 de très bon niveau ( 13 et +) / 15 moyens ( avec une moyenne qui baisse d'année en année ) de 9 à 12 / et 5 très faibles ( moyennes : 4,3,2,1,0,et au-dessous...), complètement "largués" sur le plan scolaire et comportemental, inintégrables, qui nécessiteraient un tout autre type d'enseignement, dans des classes, avec des enseignants spécialisés.

Là, vous le prof, vous faites comment pour faire cours, un cours unique à des élèves aussi divers ? Résultat : vous vous ennuyez en essayant vainement d'intéresser un vague milieu, entraîné par les mauvais, vous n'avez pas la formation ni le temps de faire de l'éducation spécialisée pour les très faibles, vous ennuyez magistralement les bons et les très bons qui n'apprennent rien, vous gâchez leur potentiel d'excellence de surcroît !

Sans compter que les très mauvais ( on peut presque les comprendre, quand on ne trouve pas sa place... ) cherchent à se faire remarquer autrement que par leurs résultats scolaires...même dans les soi-disant bonnes classes, on passe la moitié de son temps à faire de la discipline, on fait perdre leur temps aux bons élèves sans aider le moins du monde ceux qui en ont le plus besoin et sans leur donner la moindre chance...

A vouloir démocratiser l'Ecole, on a démocratisé l'échec. CQFD.

L'élitisme n'est pas injuste au contraire, c'est la véritable égalité des chances : récompenser dans un domaine donné le mérite et l'effort du meilleur qui parvient à l'excellence. Cela suppose bien sûr que l'excellence ne soit pas cantonnée aux études scientifiques ou littéraires, mais aux domaines techniques et manuels. Que chacun trouve sa voie, que l'Ecole lui donne les moyens, comme à tous, d'y réussir selon ses capacités et ses efforts. Et la valeur de la réussite, c'est qu'elle se mérite...donner le bac à tout le monde, c'est ne donner un niveau à personne.



l'élitisme :"L'aristocratie de l'intelligence" selon le mot d'un de mes professeurs de fac, cher à mon coeur.



l'égalité véritable : le fondement de la République.

Saturday, November 26 2005

la faute à qui ?

2- les responsabilités sont multiples, les solutions aussi

Quand on est prof et qu'on travaille pour faire réussir au mieux ses élèves, on se heurte à plusieurs problèmes.

A savoir qu'il faut s'entendre sur le sens de "réussir". Il serait temps d'affirmer que "la réussite pour tous" ( slogan démago qu'on nous serine à tout bout de champ ), ce n'est pas accéder aux mêmes études ni après avoir le même emploi, tout simplement parce que chaque élève, en tant qu'individu, a des capacités différentes dans des domaines différents. C'est la nature qui veut ça !

Réussir, c'est donner à chacun les outils pour parvenir au mieux possible selon ses capacités, pour se forger des aspirations et atteindre au but fixé. C'est ça la véritable EGALITE républicaine, et non l'égalitarisme qui prévaut actuellement et qui prétend donner le bac à 80% d'une classe d'âge. Résultat de cette orientation désastreuse: des diplômes dévalués et un ascenseur social en panne.

Problèmes de prof qui désespèrent à l'usure les +déterminées des vocations :

1- les comportements des élèves et pas seulement dans les ZEP des banlieues dans les classes de fils d'immigrés avec de surcroît les difficultés de langues, de cultures ethnico-religieuses; non, dans les établissements "ordinaires" :

en vrac, manque de travail et de motivation ; refus de l'effort quel qu'il soit, considéré comme une anomalie (!) ; absence flagrante du sens de la relation à l'adulte, ayant autorité de surcroît ( merci mai 68 ) qui dégénère fatalement à un moment ou à un autre en propos insolents, déplacés, injurieux ; refus de l'autorité en brandissant l'argument fatal " j'ai le droit de ...", bannière de toute une société qui en crève.

Brèves anecdotes significatives :

-classe de 3è, un collège coté de centre-ville, je réprimande (pour la énième fois!) un élève qui s'évertue à bavarder et le punis.

1er acte : un camarade "vole à son secours" et tente de me démontrer d'égal à égal que ma punition est trop sévère au regard de la légéreté de l'acte imputé (futur avocat ? je continue d'en douter vues les capacités de l'élève ).

2è acte : l'élève avocat ne consentant pas à se taire et à laisser le cours continuer, je me vois obligée de le punir lui aussi, pour insolence. Réponse du plaideur : "Vous n'avez pas le droit, M'dame, c'est de la liberté d'expression, on est en démocratie ! " La citoyenneté à l'Ecole, bravo, la leçon a été bien retenue...aux dépens de la République elle-même...

3ème acte possible : l'intervention des parents, et là deux versions : 1- " Pas étonnant, vous manquez d'autorité !" 2- "Vous avez eu raison de le punir ! Continuez, je vous donne carte blanche !"

-classe de 2nde, idem : Une élève lève la main : " M'dame, est-ce que vous pouvez passer à la suite, car on a déjà vu ce sujet-là l'autre jour, et vous nous avez déjà dit ce qu'il y avait à savoir." Réponse du tac au tac : " Veux-tu nous faire le cours à ma place ?" Je l'invite aussi calmement que je le peux à venir me voir à la fin du cours, où je tente de lui expliquer que son DEVOIR d'élève ne lui permet pas de mettre en cause publiquement le bien-fondé du cours de ses professeurs.

-Classe de première, j'ai donné aux élèves un devoir à me rendre IMPERATIVEMENT pour le jour même, vendredi. Un élève vient me trouver,très sûr de lui, armé d'un conciliant sourire aux lèvres : " C'est pour vous dire, M'dame, je vous rendrai le devoir lundi, car j'ai besoin du week-end en plus pour le faire." Et moi, très fermement de refuser, tout en lui expliquant que "dura lex sed lex" et qu'il n'est pas habilité à fixer les délais de travail pour rendre les devoirs.

Sans parler des élèves, si nombreux, à qui il convient de rappeler les comportements sociaux élémentaires, comme saluer, ne pas couper la parole, s'excuser...

Non, l'Ecole n'est pas le lieu de l'"éducation" des enfants - les familles doivent en être tenues prioritairement pour responsables - l'Ecole doit redevenir le lieu de transmission du Savoir ( des connaissances, des méthodes, des savoirs-faire ). Tant que ce principe de base n'aura pas été réaffirmé et remis au centre de la politique du Ministère, nous ferons fausse route... et les problèmes ne feront que s'aggraver.

Wednesday, November 23 2005

"Ignare Academy", le constat

Je me présente, je m'appelle E.B. et je suis professeur de l'Education Nationale. Je préfère garder l'anonymat, comme les cheminots non grévistes.

Car la vérité n'est pas facile à entendre, surtout par le "mammouth". En revanche, elle est bonne à dire !

"Ignare academy", "Fabrique du crétin"*, l'Edukation Nationale est en faillite. ( * titres d'ouvrages récents publiés par quelques collègues éclairés et que je vous recommande vivement )

En créant ce blog, j'ai plusieurs objectifs en vue : -d'abord, parler, dire tout haut ce qu'il m'est impensable d'exprimer, même tout bas, en salle des profs, avec la plupart de mes collègues et des chefs d'établissement - c'est un peu + facile avec des parents d'élèves. Et croyez-moi, ça va me libérer !

-à partir des constats, proposer des solutions, ambitieux, non ?

Et là, je compte sur vous, vos commentaires, vos réactions, vos analyses, vous qui êtes de près ou de loin, à l'intérieur comme à l'extérieur du Système Education Nationale.

Je commence.

1- se mettre d'accord sur les constats.

De l'école primaire à la terminale, et au-delà dans les études supérieures, les élèves ont en majorité un niveau général catastrophique. On peut le constater, professeurs, parents, employeurs, dans des domaines variés et fondamentaux : absence de culture générale, une "ortografe" et une syntaxe très mauvaises, manque de vocabulaire désastreux, grandes difficultés à raisonner logiquement et à faire de l'abstraction.

Et dire que certaines personnes de mauvaise foi - elles se reconnaîtront, je ne citerai pas de nom- osent prétendre qu'au contraire, le niveau a monté, en alléguant comme preuve que la France a dépassé les 80% de bacheliers !

Moi j'affirme catégoriquement qu'en commission de rattrapage du bac, l'administration m'a déjà gentiment "proposé" de remonter les notes que j'avais "infligées" à des candidats, car il y a des taux de "réussite" à maintenir...

Autre "preuve" par les faits du niveau abyssal de la jeune génération : une grande banque s'est vue obligée de faire passer des tests de base d'orthographe pour l'embauche des candidats à la vie active !

D'autres exemples ? d'autres constats